Case départ, l'avis de la rédaction

Case départ : l'avis de la rédaction Les critiques ont été très mitigées à propos de ce film, avant même sa sortie au cinéma. D’un côté il y a ceux qui ne comprennent pas que l’esclavage puisse être tourné en dérision. Ces personnes-là, souvent prennent la Shoah comme point de comparaison et s’insurgent car on aurait jamais osé faire une comédie sur la déportation des Juifs. Beaucoup de personnes ne sont pas d’accord avec cette incessante comparaison entre la souffrance des Noirs et celle des Juifs car les faits n’ont pas été simultanés. Cela se comprend…

Mais comprenons également que la traite des Noirs a longtemps été passée presque sous silence dans les programmes d’Histoire, à la télé, partout et que c’est comme si ce crime qui a concerné le monde entier, parce qu’il s’est déroulé il y a plus d’un siècle, ne constituait qu’un simple détail.

De l’autre côté il y a ceux qui considèrent que le film doit être pris au second degré et que cela ne salit en aucun cas à cette période de l’histoire.

 

Voici ce que la rédaction de Beauté Ebène en a pensé.

 

Les pours:

  • De très nombreux clichés sur les noirs, les blancs, les musulmans,les métisses, les juifs, etc. Tout le monde en prend pour son grade. D’ailleurs il est assez drôle de remarquer le silence parfois hypocrite qui règne dans la salle lorsqu’un blanc lance une remarque salace sur les nègres (de l’époque ?). C’est sans doute parce que certains clichés subsistent toujours… Dans tous les cas, nous avons trouvé que tous les clichés délivrés étaient très vrais et très droles.
  • Le décalage des personnages Joël et Régis lorsqu’ils se retrouvent en 1780 : langage, comportement, mode de vie, etc. Cela nous fait même parfois oublier le contexte dans lequel les deux frères ont été propulsés et l’humour l’emporte sur la tragédie.
  • Sur la fin, il y a comme l’impression que d’une certaine manière le film incitait les Noirs à tout faire pour sortir de la stigmatisation dans laquelle ils s’enfoncent parfois eux-mêmes.

 

Les contres :

  • Certaines personnes pourraient être dérangées, voire choquées par certaines scènes qui nous rappellent les téléfilms sur l’esclavage (Kounta Kinté, Le Nord et le Sud, Amilstad, etc). Par exemple, l’image des Noirs entassés à fond de cale d’un bateau peut être assez délicate à gérer.


Notre passage préféré 

  • « Un nègre instruit est un nègre dangereux »

En France il demeure particulièrement difficile pour les cinéastes de diffuser un film sur l'esclavage. On comprend alors aisément l'orientation comique de Case départ qui permet à un plus large public d'aller voir ce film. On est encore loin des Etats Unis ou les films sur cette délicate période de l'histoire peuvent faire recette. Ici, la grandeur de la France a encore du mal à être mise en cause même si quelques progrès ont eu lieu.

Commentaires (1)

1. ChaCha (site web) 31/07/2011

Je ne sais pas qui est "on". Pour moi le fait qu'il soit difficile (impossible) de boucler une oeuvre sérieuse sur ce sujet ne justifie pas le recours au comique a fortiori bas de gamme.

Ce film est ridicule, honteux et son succès commercial est très révélateur du fait que les français n'en ont rien à faire, qu'ils n'assument pas leur passé.
Et aussi que les noirs manquent trop souvent de fierté et de respect pour les souffrances de leurs ancêtres.

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