Qui gardera leurs enfants? - Who will look after their children?

qui-gardera-nos-enfants.jpgInvitée de l'emission "la nouvelle édition" sur canal plus, la sociologue Caroline Ibos venait présenter son livre sorti hier: "Qui gardera nos enfants?". Un jour à Paris,  dans un square, elle remarque que la quasi-totalité des enfants blancs sont gardés par des nounous africaines. Partie de ce constat révélateur elle se lance dans une enquête auprès de ces nourrices et découvre jour après jour leur quotidien. C'est ensuite au tour des employeurs d'être analysés sur ces relations complexes, presques conflictuelles et souvent tabou.

Le livre pose plusieurs questions: celle de la réelle indépendance des femmes au sein du couple, de l'étancheité des classes sociales, de la persistance de certains stéréotypes raciaux, et aussi du flou du statut de ces employées spéciales. Car s'il est vrai que le rôle principal de ces employées est de s'occuper des enfants, souvent d'autres tâches viennent s'y ajouter, sans parfois qu'elles ne figurent dans le contrat initial. Inutile de rajouter que ces nounous qui sacrifient l'éducation de leurs propres enfants au profit de ceux de leur employeur sont sous-payées dans un certain nombre de cas. D'où le terme  "d'esclavage " utilisé savamment par Orokia, nounou sur Paris, également sur le plateau de la nouvelle édition qui conseillait aux futures aspirantes de la profession de bien faire établir dans le contrat les tâches et le salaire.

Mais au delà des questions d'exploitation, on peut se demander si cette société n'est pas schizophrène. De plus en plus ouvertement xénophobe d'un côté, mais engageant en masse des nounous issus des pays du sud pour leur confier leur enfants de l'autre. Caroline Ibos se pose même la question de savoir quelle répercussion sur l'enfant peut avoir l'image d'une nourrice africaine soumise à ses désirs, et s'il n'y a pas là un relent de post-colonialisme. Certes, chaque foyer est différent, mais les témoignages des employées sont éloquents. Le débat est ouvert...

source:www.lemonde.fr

Invited to the tv show “la nouvelle édition” the sociologist Caroline Ibos came to introduce her book issued yesterday: “

Qui gardera nos enfants?” (who will care for our child?). One day in a square in Paris, she notices that the most of white children were looked after by African nannies. Based on this observation she starts investigating by these nannies and discovers day after their daily lives. Then, it’s up to employers to be analysed about these complicated, almost conflicting, often taboo relationships.

The book questions us about several topics: that of the real independence of women within a couple, of social class imperviousness, of racial stereotypes continuation, of vague status of these special employees. If it’s true that the main role of these nannies is to look after children, often other tasks are added to it, without appearing in the initial contract. No need to mention, that this women sacrifice the education of their own children to the benefit of those of their employers are underpaid in some cases. Hence the word “slavery” used by Orokia, nanny in Paris and invited to the show, who advised the future candidates of this profession to establish the tasks to be done and the wage to be paid in the contract.

But beyond the issued of exploitation, we can wonder if this society is not schizophrenic. More and more overtly xenophobic on one hand, but hiring mostly nannies coming from southern countries to confide them their children on the other hand. Caroline Ibos even asks the question of the aftermath on a child to see an African woman submitted to his wishes, and if there is not there a residue of post-colonialism. Of course, all households are not the same, but the employees’ testimonies are eloquent. The debate is open...


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Date de dernière mise à jour : 09/02/2012

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