Encore une part d'Afrique?-One more slice of Africa?


Plus de cinquante ans après les indépendances, le gâteau Afrique aiguise toujours les apétits. Chacun veut sa part. Après les entreprises multinationales, les pays émergents (comme la Chine par exemple), il va falloir servir les universités américaines. Allons nous nous contenter de leur souhaiter un bon apétit ou allons nous enfin les empêcher de faire du Continent noir une bouchée de pain?

 Harvard et Vanderbilt seraient les premières universités américaines à se porter acquéreur de vastes étendues agricoles. Et que cela puisse spolier des paysans de leur terres par milliers ne semble pas émouvoir le moins du monde. Sous le prétexte fallacieux de créer des emplois et d'aider au développement économique, ces universités achètent des terres par le biais d'une société de gestion d'actifs londonienne nommée EmergentCette dernière aurait recueilli pas moins de 500 millions de dollars de la part de ces clients américains. Une somme astronomique investie, avec à la clé un rendement de 25%. Comme on pourrait s'y attendre, la très altruiste société de gestion se défend en prétendant "créer des entreprises et des emplois [...] il n'y a aucune spoliation, nous voulons augmenter la valeur des terres. La taille est un facteur important, car les économies d'échelle permettent d'accroître la productivité".

Selon Oakland Institute, institut de recherche militant basé  en Californie, tout cela ne serait que poudre aux yeux jetée à la vue des occupants afin de les convaincre de céder leur terre. Dans les faits, après étude des contrats on constate que la plupart de ces promesses profiteraient peu voir pas du tout aux locaux. Cette nouvelle forme de colonisation  à peine voilée, inquiète d'autant plus que, l'un des contrats  prévoit en Tanzanie - après accord entre le gouvernement local et Agrisol Energy (société américaine déléguée par l'université de l' Iowa) -  l'exploitation agricole de terrains à Katumba et Mishamo. Or, non moins de 162 000 personnes déplacées y sont installées dans des camps.

Le projet à 700 millions de dollars ne laissera pas les choses au hasard: les camps seront tout simplement fermés.L'épisode précédent de la Chine désormais propriétaire de terre agricoles au Soudan, et exploitant ses fruits pour les besoin de sa propre population aurait dû mettre la puce à l'oreille des dirigeants africains. Il n'en est rien.De nombreux Etats continuent à brader leur sol au mépris des populations locales qui ne verront jamais le développement promis arriver.

Au sud Soudan, un bail qe quarante neuf an avait déjà été signé entre une coopérative locale et une société texane. Ce dernier permettait à la firme américaine d'exploiter toutes les ressources naturelles se trouvant sur le territoire. Au Mozambique, les investisseurs pourraient s'accaparer pas moins de 7 millions d'hectares. Le contrat en question stipule que l'Etat mozambicain exonérera d'impôts la société exploitante pendant vingt-cinq ans.

Pourtant, Anarhada Mittal directrice de l'Oakland Institute s'insurge contre " [...] le risque de pousser les prix alimentaires à la hausse et d'aggraver les changements climatiques". Inutile de mentionner que les occupants sont expropriés sans perspective d'indemnisation. Pendant ce temps les Etats s'enrichissent. Ironiquement, ce sont les pays qui s'enorgueillissent de nourrir l'Afrique qui semblent, cette fois, avoir besoin d'elle pour manger.

On estime à 60 millions d'hectares la surface des terres achetées ou louées par des entreprises étrangères ces trois dernières années. Un chiffre alarmant qui laisse présager ce qu'il adviendra d'ici une dizaine années si rien n'est fait. Le cas échéant, il reste qu'à prier pour que ces entreprises, à force de gourmandise, finissent par avoir une indigestion...

More than 50 years after independence, the African cake continue to whet appetites. Everyone wants his piece. After multinational companies, emerging countries such as China for instance, we now have to serve American companies. Are we just going to wish them to enjoy their meal or are we going to prevent them from swallowing Africa up for a song?
 
Harvard and Vanderbilt could be the  first two American universities to purchase large agricultural lands. And the fact that it could despoil thousand of farmers of their land do not seem to touch them at all. Under the fallacious pretence of creating jobs and developing  local economy, these universities buy lands through an asset management company of London the name of which is Emergent. The latter is said to have collected no less than $500 million from its American clients. 
A huge amount of money invested with 25% return as incentive. As we could expect the very altruistic  asset management company protects itsef and claims it is creating firms ans jobs(...) There is no despoliation. We want  lands  to gain in 
economies of scale increase productivity.”
According to the Oakland Institute, a research institute based in California, all this is only for dazzling the inhabitants in order to convince them to sell their land. In fact, after contracts study one notice that local inhabitants benefit a little and even not at all from these promises. This barely hidden new form of colonisation is all the more worrying that one of the contracts plans farm in the areas of Katumba and Mishamo  in Tanzania after an agreement between local authorities and Agrisol Energy ( American company delegated by the University of Iowa). Yet, 162 000 displaced people settled in these refugee camps.
The  $ 700  million plan has left nothing to chance: camps will simply be destroyed. 
The precedent episode of China who now owns agricultural lands in Sudan and uses their fruits for its own need should have given African  governments something to think about. This is not the case. A lot of States keep on selling their soil off cheaply to the detriment of local populations who will never see any development.
In South Sudan a 49 years lease had already been signed between a local cooperative and a Texan firm. The latter enables the Texan company to use all the natural resources on the territory. In Mozambique, investors could monopolize no less than 7 million hectares. The agreement in question stipulates that the running firm will be tax-exempt by the Mozambican States during 25 years.
However, Anarhada  Mittal, the Oakland Institute’s director opposes against “the risk to push food price up and to worsen climate change”. No need to mention that occupiers are expropriated without prospect of compensation. In meantime, States are getting richer. Ironically the country that have been proud of feeding Africa are those who seem to need it to eat this time.
One assesses at 60 million hectares the land purchased or leased by foreign firms the last free  years. An alarming figure that forsees what could happen by a decade if we do not make anything. If need be, we only have to pray that these firms end up having an indigestion due to their greed.

 


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