Hollywood tout en clichés

Hollywood autrefois à l'avant-garde des avancées sociales serait-il raciste? C'est la question que se posent de plus en plus de téléspectateurs et amateurs de cinéma. Bien que le président de la première puissance mondiale, patrie du cinéma soit noir, la donne semble n'avoir pas réellement changé. Ceux qui réclamaient leur quotas d'afro-américains par film sont généralement servis, mais à quel prix?

C'est en allant voir au cinéma le dernier X-men que j'ai réalisé que la vision du noir n'a pas vraiment évoluée. Alors que tous les super-héros potentiels se présentaient et décrivaient leur pouvoir, est venu le tour du Noir. Attention, roulement de tambour... "je m'adapte pour survivre". Voilà tout ce à quoi peut s'attendre un afro-américain dans un film où les personnages sont dotés de capacités hors du commun. Vous êtes peut être encore sceptiques, et pensez que c'est le hasard qui a voulu un tel casting. Et bien dites-vous que le réalisateur a voulu lui aussi rectifier son erreur. Bien sûr, il l'a fait à l'ancienne: en faisant tuer son personnage noir. Vous l'avez peut-être remarqué mais aujourd'hui, pour que cela passe mieux, les noirs meurent "en se sacrifiant" pour les autres. Il fallait y penser, c'est tout simplement brillant!

Vous voulez d'autres exemples? Prenons le blockbuster de l'année 2009: Avatar, que j'ai beaucoup apprécié au passage, sauf que... J'avais déjà repéré quelques allusions douteuses dans ce chef-d'oeuvre. Même si la planète Pandora est menacée de colonisation par des humains cupides à la recherche de matières premières. Evidemment, c'est un projet qui évince totalement les Na'vis, habitants de la planète en question. Si on s'arrête là, on se dit qu' Avatar est une critique sans compromission du colonialisme et de l'impérialisme mais défend aussi la protection de l'éco-système. Mais en cherchant plus loin, on se rend vite compte que tout n'est pas si clair. Il a fallut aux Na'vis le héro blanc pour les sauver du sort qui les guettait. Il va sans dire, que sans le sacrifice et l'aide de ce dernier, tous ces "primitifs" auraient été décimés. Vive l'autodétermination! D'autres scènes du film prêtent également à confusion.  Avatar reste malgré tout une oeuvre inégalée, mais la polémique est lancée...

Si les réalisateurs ne sont pas tendres avec leur acteurs compatriotes à la peau noire, que peut-on attendre de la vision des africains par les cinéastes? Les dictateurs ou rebelles sanguinaires-simplets-tirant-à-tout-va-sur- tout- ce- qui- bouge (ex Blood diamonds, Le dernier roi d'Ecosse, Lords of war etc...) d'un côté; les victimes de l'autre, avec par exemples les femmes excisées-violées-torturées remerciant  le ciel d'enfin arriver sur le sol américain, terre de droits et de libertés (ça vous rappelle quelque chose d'actuelle?). J'ai oublié le Nigérain dealer de drogue, scammer ou terroriste. Je ne nie une certaine réalité, ni ne minimise la souffrance de personnes ayant vécu des atrocités. Ici, c'est le manque  d'imagination d'Hollywood qui est en cause. Avec ce genre de généralités on ne se demande plus pourquoi certains scénari clichés prennent si bien, et émeuvent les foules, pour parler d'affaires en cours, mais ce sujet sera traité prochainement. Heureusement des Will Smith et des Denzel Washington existent! Ils relèvent un peu le niveau et réussissent à obtenir et interpréter avec talent des rôles principaux de héros (I am a legend, I robot, Hancock etc... pour le premier ; The book of Eli, USS Alabama etc... pour le second ). Remarquez que je n'ai pas cité de femmes noires, mais ce sera certainement l'objet d'un autre article également...

Toujours du côté des US où les noirs ont la possibilité de produire leur TV shows, que vois-je? Que ces mêmes clichés sont repris par la communauté. Dans les comédies ont réutilise allègrement les gags plus ou moins réussis des Martins Lawrence, Eddy Murphy. Ok, ils s'attaquent parfois avec brio aux habitudes de la communauté noire, mais ils répandent, peut-être inconsciemment, les idées préconçues sur les afro-américains. Je ne cherche à culpabiliser personne: on en a tous ris un moment, moi y compris. Cependant, à force de se voir comparer à des personnages fictifs, et aux défauts volontairement grossis, en raison de la similitude de la couleur de sa peau; on finit par ne plus en rire. On peut rire de presque tout, à condition que cela soit fait avec intelligence. Quant aux Sitcoms on est passé en quelques années de Cosby show à Ma famille d'abord. Il est vrai que de nombreux afro-américains ne se reconnaissaient pas dans Cosby Show: père medecin, mère avocate, enfants sérieux. De ce fait, les sitcoms se sont faites de plus en plus à leur image (parfois peu glorieuse). Pouvons-nous alors demander à Hollywood de jetter les clichés que nous prenons de nous-mêmes? 

S.K

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