L'écologie, défi de l'Afrique

 Ah l'Afrique! sa faune, sa flore et aussi...ses déchets.  Interrogez vos parents. La plupart d'entre eux vous dirons qu'ils ont connu un beau pays, verdoyant, avec des plages propres et des rues nettoyées. Demandez-leur maintenant (ou remémorez-vous) ce qu'il en est de leur (ou votre) dernier voyage au Pays. Si leur (ou votre) réponse est toujours la même, félicitation! vous êtes originaire d'un pays qui n'a pas négligé son écosystème au profit du soit-disant développement économique. Envoyez-nous vos photos alors, et signalez-le à l'UNESCO! Parce qu'à cette allure les villes propres sont une espèce en voie de disparition à protéger d'urgence!

Et malgré le ton léger employé, l'heure est grave. Sac plastiques noirs jonchant les rues, odeur nauséabonde d'essence dans les capitales, plages dévastées par les pelleteuses, déforestation massive, décharges à ciel ouvert... mais où va donc l'Afrique, enfin, disons, les capitales africaines? Car il n'en va pas toujours de même pour les provinces et les campagnes. C'est toujours un réel plaisir d'aller au village ne serait-ce que pour profiter du bon air. En ville, tout semble saturé. Alors que les changements climatiques se font sentir, et que des régions au climat autrefois tempéré fondent sous la chaleur, profiter de l'ombre d'un arbre relève du parcours du combattant. Pourtant jettez un coup d'oeil aux offres de bénévolat: elles cherchent à tout moment des volontaires pour aller planter un arbre par ci, des chefs de projet sur la gestion des déchets, des personnes pour aider les populations à prendre conscience de l'importance de l'écologie par là. Et sur le terrain? En été , Kpalimé (ville de province au Togo), ressemble à un immense camp de vacances où défilent les différentes associations écologistes. Pourtant, la capitale aurait bien besoin de toutes ces attentions. Elle est devenue l'objet de railleries. Lomé la Belle est devenue Lomé Poubelle. Une évolution qu'ont connues d'autres capitales (Kinshasa, Douala, Dakar etc...). Quand on sait que l'amoncellement de ces déchets favorise les innondations, il serait temps de fermer ces décharges anarchiques.

Loin de moi l'idée de jetter la honte sur les braves habitants de ces villes. Outre les pollutions domestiques diverses que dire des grandes entreprises, parfois françaises, qui ont pendant des années exploité l'or noir sans la moindre considération pour la flore? Que dire de ces mêmes entreprises du MONDE ENTIER qui envoient sans scrupules des déchets électroniques en Afrique? Ces mêmes déchets polluent dangereusement les eaux déjà si difficlement assainies, ces mêmes déchets mettent en danger la santé d'enfants qui y récupère des éléments afin de les revendre (cf le Ghana). Et enfin, que dire des entreprises occidentales qui expoitent le bois sans limite et ont décimé  l'équivalent de régions entières de forêts? Qui est responsable? tout le monde. Les citoyens qui balancent leurs ordures et leur sacs plastiques dans les rues, les entreprises étrangères qui surexploitent les matières premières sans politique éco-responsable, les Etats qui les laissent faire et préfèrent laisser le gros du travail aux diverses ONG et associations plutôt que de s'attaquer au problèmes de front, et peut être certaines de ces dernières  qui plutôt que d'envoyer sur place des bénévoles pour des missions  estivales devraient former plus largement les citoyens au respect de l'éco système. C'est sûr, beaucoup de pays ont eu une véritable prise de conscience, il ne faudrait pas voir le tableau en noir. Un peu partout  en Afrique ces dernières années, les écologistes gagnent du terrain . De quoi revoir la vie en vert...

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

Qui sommes-nous ?/Who we are Plan du site/Sitemap - Partenaires/Partners - Contact 

Tous droits réservés/All risghts reserved - © 2016 www.beaute-ebene.com