Traite des enfants???

 Traditionnellement, en Afrique le placement des enfants chez une tierce personne se faisait dans le but d'assurer un meilleur avenir à ses rejetons. En général, c'était à un membre de la famille que l'on confiait les enfants. Mais depuis quelques années déjà des ONG dont l'UNICEF s'inquiètent de ce qu'ils nomment la traite des enfants. Principalement localisé au Bénin, ce phénomène consisterait dans le déplacement forcé de mineurs soit à l'intérieur du pays soit vers l'extérieur, à savoir en direction du Nigéria voisin, du Cameroun, du Gabon et même du Sénégal. Petite enquête.

Avec la paupérisation rampante du continent noir, des pratiques abusives ont vu le jour. Les enfants constituant une main d'oeuvre malléable et bon marché, sont de plus en plus recherchés. Les garçons sont souvent envoyés dans des carrières au Nigéria pour "casser des caillous", ou utilisés sur place dans des filères telles que l'agriculture,  etc... Les filles, quant à elles, sont convoitées pour être bonne à tout faire. Parfois mêms ces dernières sont victimes des réseaux de prostitutions qui  prospèrent, on les retrouvent en Afrique Noire, dans les pays du sud de l'Europe et dans les pays du Golfe. Ce qui consitue la pratique abusive c'est le traitement que l'on réserve à ces enfants. Ils sont les proies de sévices sans nom; et bien souvent les conditions de voyage sont périlleuses. Ceux qui meurent pendant les traversées sont jetés à la mer. Et les parents dans tout ça? Rares sont ceux qui se mettent à la recherche de leurs enfants, et dans le cas de retrouvailles les manifestations de joie ne sont pas aussi ostensibles qu'on pourrait l'attendre. En ce qui concerne les intermédiaires, ils s'enrichissent sans scrupules sur le dos des enfants. Revendre une cinquantaine d'enfants peut rapporter des millier de dollars. Une vie de pacha, pour ces "revendeurs" dans des pays en pleine crise économique où l'emploi n'est pas au rendez vous.

Mais ne nous y trompons! Après ce petit chapitre larmoyant qu'aiment à nous rappeller les nombreuses ONG qui pullulent au Togo, au Bénin et autres, il est bon de de retourner à la réalité. Loin de moi l'idée de minimiser  l'horreur vécue par certains enfants, mais ile ne faudrait pas stigmatiser le pacement d'enfants. Oui beaucoup d'enfants sont arrachés de force à leur famille, qui les cèdent désormais plus pour l' appât du gain que pour leur bien; et oui leur vie se transforme en cauchemar pour nombre d'entre eux. Et les autres? Lorsque une poignée d'associations sont assez méthodiques pour donner la parole aux enfants, mieux placés que quiconque dans ces affaires voilà ce qu'elles découvrent: des enfants qui de retour dans leurs famille se sentent mis de côté, des enfants qui ne comprennent rien à ce qui leur est arrivé et parfois des enfants qui souhaitent retourner à leur calvaire (je ne parle pas des cas extrêmes). Oui, car ils ne se voient aucun avenir au village. Là où il se trouvaient certains ont appris un métier, une nouvelle langue, ont découvert autre chose, se sont émancipé tout simplement. Loin des clichés volontier véhiculés par les ONG on entend des enfants raconter qu'ils ont été envoyés par leurs parents avec leur consentement. Pour eux le Cameroun, et surtout le Gabon sont les lieux de prédilection, où l'économie se porte mieux.

Malheureusement, les pressions internationales de l'occident sur les gouvernements africains plutôt que de tendre à éradiquer les pratiques abusives, ont crée un amalgame sans précédent. En instituant l'interdiction de travailler pour les mineurs, des Conventions ont rendu les travaux clandestins. Dans des pays où le chômage gagne du terrain et où les jeunes représentent parfois  jusqu'à 50% de la population, ces choix ne sont pas adaptés à la réalité. En tentant d'interdire la circulation des mineurs, les Etats ont contribué à la confusion entre les jeunes partant de leur propre gré et ceux emmenés de force.  Le Bénin a opté pour une loi visant les mineurs en déplacement seuls et les adultes avec des enfants n'étant pas les leurs. Du coup, les adultes en circulation avec des membres de leur famille mineurs sont la cible de tous les abus. Dans ces pays où la corruption fait partie du quotidien, la police fait du zèle. A coup de FCFA, les contrevenants payent leur tranquillité. Même montrer du doigt certains sévices reste complexe dans un continent ou châtiment corporel rime avec éducation.Les programmes de réintégrations ont quant à eux montré leur limite. Ainsi, en voulant trop bien faire, les organismes internationaux ont crée involontairement des réseaux clandestins bien plus difficiles à traquer.

Le système de placement des enfants qui à part les dérives marchait plutôt bien dans l'ensemble, est devenu le mouton noir  de la sous région. Ainsi, encore une fois, on a voulu calquer un système d'éducation occidental sur un continent avec ses traditions et sa culture. Là où il aurait mieux valu que les gouvernements locaux interviennent pour contrôler les abus, ces derniers sont rester passifs, laissant de cette manière la place libre à des décisions extérieures. Le problème du trafic des enfants prouve bien la difficulter à enrayer certains phénomènes lorsque ceux-ci trouvent leurs racines dans  le dénuement économique.

source: www.mouvement.info/la-lutte-contre-le-trafic

             www.tomorrow-children.org

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