Tsétsé et agriculture

Conséquences de la fièvre jaune sur le bétail Une étude révèle que certaines maladies animales pourraient s'expliquer par la génétique

Des scientifiques chargés d’étudier la « maladie du sommeil »  et la forme mortelle de cette maladie retrouvée chez les animaux disent avoir trouvé deux gènes susceptibles de sauver la rentabilité de millions de fermiers dans les régions d’Afrique subsaharienne où sévit la mouche tsétsé.

Les recherches ont été menées par l’Université de Liverpool et l’Institut international de recherche animalière (International Livestock Research Institute). Les chercheurs ont remarqué que  les animaux à bosse, très répandus en Afrique, sont sensibles au parasite trypanosome responsable de la maladie. Cependant, un animal d’Afrique occidentale, le N’Dama (race bovine d'Afrique occidentale), qui n’a pas de bosse, n’est pas sérieusement touché par la maladie.

Dans une vaste zone allant du Sénégal (côte ouest) à la Tanzanie (côte est),  et du Tchad (nord) au Zimbabwe (sud), la maladie affaiblit les animaux si bien qu’ils n’ont plus assez de force pour labourer les champs ou porter des charges et sont trop malades pour produire du lait ou se reproduire. Ainsi la maladie tue tous les animaux infectés.

Cela signifie que dans la majeure partie du continent africain où les tracteurs et fertilisants sont rares et bien trop chers, le bétail est incapable d’aider à la ferme et de produire de quoi nourrir les familles (lait et viande). C’est la raison pour laquelle les fermiers sont obligés de labourer leur champs à la main plutôt qu'avec des engins destinés à être tractés par les animaux. 

Les scientifiques ont utilisé une approche génétique afin de déterminer la différence entre les races résistantes et celles non-résistantes. Le N’Dama est plus résistant que les autres animaux car il existe sur le continent depuis plus de 8 000 ans et a simplement eu le temps de développer une résistance à l’infection trypanosomiase. C’est en cela que le N’Dama est un animal très intéressant pour les régions concernée par la maladie de la fièvre jaune. Cependant, le N’Dama est plus petit, produit moins de lait et est plus difficile à élever que ses cousins à bosse.

Bien qu’il soit plus connu en tant que cause de la maladie du sommeil chez l’Homme, le trypanosome, sous la forme animale, engendre des baisses importantes de productivité agricole. L’impact économique a été estimé à 400 milliards de shilling du Kenya, soit environ 3 279 971 euros pour 2010. 

Espérons que cette découverte ne demeure pas au stade de la simple découverte, mais que les scientifiques pourront s'en servir afin d'inverser la tendance.

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