Le diabète à ne pas négliger!

Avec le changement de mode de vie et l'urbanisation croissante, cette maladie est devenue un problème de santé publique dans bien des pays d'Afrique. Le diabète inquiète. Autrefois considéré comme la maladie des riches, il gagne du terrain même au sein des familles les plus modestes. Le phénomène est d'autant plus pernicieux que ce fléau qui fait deux fois plus de morts que le VIH est rarement dépisté. La pathologie qui se répand rapidement n'interesse pas: aucun spot publicitaire ne prévient de ses dangers. Et pourtant qui parmi nous peut affirmer aujourd'hui ne pas pas avoir un membre de sa famille atteint  ou pire décédé du diabète au pays?

Les facteurs de son expansion sont divers: accès à des véhicules motorisés, sédentarisation, importation massive de denrées alimentaires... Le type le plus fréquent sur le continent africain est le diabète sucré. D'après les données de 1996, le diabète était la deuxième cause d'hospitalisation après le Sida au Mali et représentait 40% des consultations. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'OMS va même jusqu'à expliquer que d'ici 2025 l'Afrique hébergera 75% des diabétiques. Malgré les statistiques alarmantes, la prise de conscience est récente et les autorités sanitaires peinent à s'adapter aux besoins urgents. Alors que les patients atteint par le VIH sont entièrement pris en charge, il n'en va pas de même pour les diabétiques. Et comme on pouvait le redouter, les bailleurs de fonds ne sont pas particulièrement enthousiastes.

Infections des pieds, cécité, troubles cardiaques, insuffisances rénales : telles sont les conséquences du diabète. Et l'accès aux soins n'est pas non plus facilité. Le stockage d'insuline pose problème: avec les nombreux délestages, réserver le médicament au frais relève de l'exploit. C'est sans compter sur le manque criant de medecins spécialisés, l'augmentation du coût des médicaments anti-diabétiques et leur rareté. Comme il a déjà été mentionné ci-dessus, le diabète doit non seulement se battre contre "la concurrence" que constitue le VIH, mais également contre la tuberculose et toute autre maladie infectieuse. C'est là que réside toute l'absurdité du système: à cause du peu de moyens disponibles, ou du peu de moyens mis sur la table (on trouve toujours de l'argent pour les excentricités présidentielles et consorts); les pathologies se retrouvent en compétition. C'est donc à celle qui attirera le plus (la poche) des investisseurs. Pendant qu'on se dispute pour savoir à quelle épidémie accorder la priorité, le diabète a champs libre et ne se prive pas de multiplier ses victimes.

L'essentiel des soins vers l'Afrique provient donc encore une fois de la diaspora, qui tente tant bien que mal d'envoyer des médicaments au pays. Evidemment cela demeure insuffisant devant le progression fulgurante du fleau, mais le geste est plus que nécessaire. Beaucoup de patients qui déplorent la chereté des soins n'ont alors d'autres choix que de se tourner vers la medecine traditionnelle, avec un taux de réussite extrêmement variable. Car ayant senti le filon, les charlatans n'ont pas hésité deux fois avant de se substituer aux tradithérapeutes. Il n 'y a pourtant rien de plus dangereux qu'un diabétique se pensant "guéri" car alors les complications ne tardent pas à se manifester.

Il faudra donc mettre les bouchées doubles afin de pouvoir éradiquer le diabète. Prévenir, informer, soigner, prendre en charge semblent être les étapes essentielles vers au moins la stagnation de la maladie. Le retour à une nourriture traditionnelle plus simple et plus équilibrée s'impose également, le tout associé à une meilleure hygiène de vie.

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